Des perspectives pour la sargasse

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Depuis 4 ans, la Guadeloupe subit l’arrivée massive de sargasses, des algues brunes qui pénalisent la pêche et l’activité touristique à cause de son odeur une fois pourrie, et de la quantité desservie sur les plages.

Une fois que ces plantes marines ont habillé, les fines bandes de sable blanc, elles se dégradent peu à peu, laissent échapper un gaz appelé « hydrogène sulfuré ou H2S », entrainant une odeur d’œufs pourris, piquant les yeux et provoquant même parfois des nausées pour les habitants et les touristes.

Les sargasses : Un problème économique, un fléau écologique

Les collectivités font face à un fléau dont l’origine reste encore floue. La présence de la sargasse ne date pas d’hier. A l’origine elle formait de petits tas brunâtres dispersés par le courant de l’océan, mais depuis ces 4 dernières années la fréquence et la présence abondante de ces algues sur les plages ont considérablement augmenté. Par endroit cela se compte en mètres cubes impossibles à contourner. Les conséquences économiques, touristiques et écologiques sont désastreuses (pénalisantes). On estime qu’entre 20.000 et 40.000 tonnes de sargasses apparaissent tous les ans près des côtes. Lorsque l’on tient compte du temps d’exécution et des autres postes de dépense que sont la main d’œuvre, la logistique, le coût des opérations de nettoyage atteint rapidement plusieurs milliers d’euros par jour.

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Les techniques envisagées pour remédier aux envahissements des algues

Dans ce contexte des solutions ont dus émerger rapidement afin de résoudre ce problème. La première consiste à nettoyer purement et simplement le littoral. La tache reste cependant très difficile car les méthodes sont archaïques et jusque n’offre aucune perspective de retour sur investissement d’un point de vue économique. La seconde solution se veut plus audacieuse et met à contribution la population. Le principe est le suivant : trouver une alternative innovante de récupération, transformation et valorisation de la sargasse. L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a procédé en janvier à appel à projets, où 14 lauréats ont été primés pour leurs idées. Construire des digues, mettre des boudins flottants, mettre des bâches de trois mètres, ou encore transformer les sargasses en biocarburant, telles sont les échantillons d’idées parmi tant d’autres. Cependant ces initiatives nécessitent un financement conséquent, et avec une participation qui s’évalue à 11 millions d’euros la région s’inscrit dans une démarche engagée qui suscite la curiosité de nombreux investisseurs car le problème est mondial et les perspective sont nombreuses.