CHU de la Guadeloupe, une situation de crise majeure

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Photo aeroworx

La crise au Centre Hospitalier Universitaire reste d’actualité. À l’heure actuelle, une grève fragilise la situation. La mobilisation aura-t-elle un impact sur le sort de cette institution dont les Guadeloupéens ont besoin dans des conditions de fonctionnement aux normes?

La direction du CHU annonce qu’en dépit des négociations qui étaient prévues le mercredi 24 juillet après-midi pour trouver une solution au mouvement social qui touche l’établissement depuis une quinzaine de jours aurait été perturbé par l’action de l’intersyndicale. UTS/CGTG a maintenu un barrage filtrant à l’entrée principale du CHU, avec la présence de grévistes et de personnes étrangères à l’établissement.

Toujours selon la direction, la situation est toute autre à Ricou. « Personne ne peut entrer ni sortir normalement de l’établissement. Les grévistes ont bloqué l’accès à l’aide de cadenas le portail principal et le portillon qui permettent la circulation des véhicules et des usagers à pieds. Les patients vulnérables et en demande de soins ont dû rebrousser chemin devant l’entrée cadenassée. » Elle précise qu’à « Ricou, est pris en charge chaque jour, de nombreuses personnes en consultation dans les services traitant notamment de la douleur, de l’obstétrique, des maladies infectieuses. »

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Les médecins communiquent sur la situation sanitaire

Le Conseil Départemental de Guadeloupe de l’Ordre des Médecins rappelle qu’en toutes circonstances, la permanence dans les services d’accueil et d’urgences doit garantir la prise en charge des patients dans les meilleures conditions. Tout en prenant en compte les conditions difficiles d’exercice des médecins du CHU, il exhorte cependant l’ensemble de la communauté médicale hospitalière à assurer la continuité des soins dans les différents services.

Pour le Docteur Patrick Portecop, chef du Samu et Smur 971 : « Nous faisons face courageusement à la situation avec les moyens qui nous sont donnés, nous n’avons pas attendu la grève, chacun à nos places respectives pour faire des demandes et les faire remonter pour qu’elles arrivent le plus tôt possible. »

Selon le Professeur Michel Carles, chef du service Réanimation, chef du pôle Soins critiques : « Le CHU de la Guadeloupe a un service de neurochirurgie qui fonctionne très bien et les accidentés de la route ont droit aux mêmes soins que s’ils étaient à Paris à Lyon ou à Marseille ».

Relire notre article : CHU de Guadeloupe peut-on s’attendre à une amélioration ?

Hausse des décès?

D’après l’Agence Régionale de Santé le personnel souvent légitimement inquiet est trop régulièrement désinformé par des fakenews et rumeurs infondées. «En 2016, nous avions pour toute la Guadeloupe, 2995 décès. En 2017, donc l’année où s’est produit l’incendie, nous avions 2860 décès et en 2018, 2972 décès donc on est même en en deçà du nombre révélé en 2016.» Il n’y aurait pas d’excès de décès sur la Guadeloupe pour le Docteur Florelle Bradamantis, assistante auprès de la direction générale de l’ARS.

Une vision différente pour Élie Domota et l’ensemble des grévistes

#jesoutienslechuguadeloupe « Urgences en souffrance", "hôpital en sous-France" -ELIE DOMOTA FILS DE LA SIXIÈME RÉGION DU CONTINENT s’adresse aux politiques de guadeloupe au sujet du Centre Hospitalier Universitaire. ——« A travers l’histoire, c’est l’inaction de ceux qui aurait pu agir, l’indifférence de ceux qui savaient, le silence de la voix de la justice quand elle comptait le plus qui a rendu possible le triomphe du Mal ».#chuguadeloupe #domota #guadeloupe

Publiée par Stéphanie Demilade sur Mercredi 31 juillet 2019

 

Publiée par Elisabeth Queen-b sur Mercredi 24 juillet 2019

Sources : Nouvelle semaine, Ars Guadeloupe, CHU de Guadeloupe