La commune est exaspérée par les coupures d’eau à répétition. La municipalité et les citoyens de la ville se mobilisent pour débloquer la situation.

Pourtant, l’histoire de la ville est attachée à l’eau. La commune tient son nom : d’une expression marine du XVIIe siècle « Cab-Est-Terre » qui désigne une « terre exposée aux vents d’Est. Le qualificatif « Belle-Eau » lui a été ajoutée le 4 juin 1974 pour l’abondance des cascades, des rivières, des plans d’eau et des chutes qui font la richesse de l’endroit. Mais il s’avère que c’est une municipalité très marquée par la crise de l’eau.

Une distribution hautement problématique

Le maire de la ville Joël Beaugendre et la municipalité réclament la restitution des systèmes de production : les captages de Belle-Eau-Cadot et de la Digue, dans le but d’assurer la distribution de l’eau à tous les capesterriens.

Actuellement, ces dispositifs sont exploités par le Syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe (Siaeag). L’eau est, ensuite, revendue à la Communauté d’agglomération grand sud Caraïbes, avant d’être facturé aux capesterriens. Un procédé qui nous pousse à nous demander si le Siaeag ne distribue pas plutôt de l’ironie à la place de l’eau ou de l’air à la place des solutions ?

Une ville en état d’urgence

Selon Jean-Yves Ramassamy, le premier adjoint au maire de Capesterre la distribution de l’eau est inexistante dans certains secteurs.

Il précise que de «  2014 à 2016, il y a eu plusieurs courriers du préfet, des préfets qui sont passés, pour demander au Siaeag de mettre en place les mesures pour restituer à Capesterre-Belle-Eau ses biens ».

« Nous avons des interprétations, des mensonges du président du Siaeag (Laurent Bernier, maire de Saint-François, ndlr). Il dit que 560 000 mètres cubes d’eau sont livrés chaque mois. Sur son compteur s’est peut-être écrit 560 000 mètres cubes d’eau, mais, il y a plus de 70 % de la population capesterrienne qui n’en profite pas ». Interviewé hier, au micro de nos confrères d’RCI.

Les négociations avec le SIAEAG n’ont pas abouti ainsi que le dialogue de longue date avec la préfecture. La majorité en place appelle la population à se mobiliser massivement demain dans les rues de la commune.