Le quartier de Grand-Baie, est concerné par une opération de Résorption de l’Habitat Insalubre (RHI) depuis 23 ans. Ce projet est sur le point d’aboutir.

La municipalité de Gosier présentait hier matin son projet d’aménagement pour ce quartier « Grand-Baie demain ». Cette réalisation implique le relogement de 115 familles qui y vivent pour faire de Grand Baie un pôle nautique et balnéaire.

Un relogement inévitable

La municipalité prévoit de les déplacer vers les autres quartiers de la commune à cause d’un littoral particulièrement exposé aux risques naturels.

Un projet qui a été complètement révisé par rapport à la précédente version. Il n’y aura plus de logement dans cette zone. La municipalité veut en faire une porte d’entrée attractive pour le Gosier.

Les 339 habitants répertoriés dans la zone ont pu donner leurs avis ce mercredi en face des représentants de la commune avec la présence du Sous-Préfet Jean-Michel JUMEZ et la SEMSAMAR, opérateur de la ville.

Un projet dangereux ?

Le site « faune-guadeloupe.com » s’alerte des conséquences sur l’environnement: « sans préjuger de l’étude environnementale on peut aisément imaginer les impacts graves de ce projet pour les écosystèmes notamment :

– destruction des herbiers marins, perte d’habitat pour les Lambis par ailleurs menacés

– modification irréversible du littoral par les modifications des courants marins induites par les digues gigantesques. De telles modifications sont par exemple déjà perceptibles à la plage de Sainte Anne à cause des nouvelles digues construites après le cyclone Dean et sur celle de Saint Felix depuis les digues du port de Anse Dumont. Le cordon sableux de ces plages s’amenuisent , en d’autres termes les plages perdent leur sable !

La mangrove est aussi une nurserie pour de nombreux poissons de mer. Rappelons-le ! Les mangroves sont des hauts lieux de reproduction, d’alimentation et de refuge pour de nombreuses espèces animales dont plusieurs font partie de nos ressources alimentaires ! Cela signifierait aussi la disparition d’un rempart naturel important contre les risques d’inondations, de houles cycloniques et de raz de marée.

Cela représente la destruction de 40 hectares de milieux humides et leurs faunes associés , soit une perte d’habitat irremplaçable pour plusieurs espèces sensibles, menacées et endémiques des Petites Antilles, très utiles à la préservation et à la protection de notre île. »