Guadeloupe Actu, présente des portraits d’homme et de femme du quotidien porteurs de valeurs et dévoués à leur métier.

Fred Govindin, 48 ans, est décrit par nos collègues de « Banane Guadeloupe Martinique.com» comme un personnage haut en couleur. Grand bosseur, bon vivant, bienveillant et capable d’un franc parlé désarmant.

Entrepreneur et père de famille

Comme beaucoup d’exploitants agricoles c’est en famille que Fred fait vivre son exploitation. Il travaille avec son frère Frantz Govindin, 53 ans père de 3 enfants. Les deux frères exploitent 20 hectares de terres dont 7 en bananes à Capesterre, au sud de la région de Basse Terre. Comme beaucoup d’autres producteurs, Fred a pris la relève quand son père s’est arrêté.

Aujourd’hui, l’exploitation tourne à plein régime. Selon « Banane Guadeloupe Martinique.com»  il produit avec son frère 400 tonnes de bananes. Il gère une équipe de 5 salariés qui cultivent et conditionnent 90 % de bananes planteur et 10% de pays.

La pénibilité du secteur est bien connue, mais ils bénéficient d’une méthode de travail bien rodé. Il organise son travail par secteurs d’activité, les journées au champ de 6h à 12h et les journées au hangar, plus longues, de 6h à 14h. « Mais n’allez pas imaginer qu’à 14h tout est terminé et qu’il s’agit de prendre du bon temps », nous dit Fred, il reste les tâches administratives dont il faut s’acquitter.

« Nous sommes nos propres patrons et nous avons les responsabilités qui vont avec »

Un homme engagé

« J’aimerais que nous puissions mener à bien ce projet d’augmentation du tonnage en Guadeloupe pour passer à 100 000 tonnes de référence ! Ça permettrait à beaucoup de producteurs de développer leur activité et aux jeunes de s’installer. Il faut pérenniser cette filière et valoriser le travail du producteur. »

Quand Fred veut s’évader, au-delà de ses contraintes quotidiennes, c’est non loin de son exploitation qu’il se rend près d’une source en contre bas. Là, il se remémore les choses importantes pour lui. Il devient un brin philosophe. « Un bananier, c’est comme avoir un enfant une très grande attention s’impose ».

 

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