Le projet « Malin » innove contre le moustique tigre

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Ces innovations sont issues du  projet « Malin » qui associe dix institutions de recherche, de surveillance et de transfert autour d’un même objectif : améliorer le contrôle des maladies infectieuses humaines, animales et végétales en Guadeloupe. Les premiers résultats ont été présentés cette semaine par l’équipe de scientifiques.

Ces chercheurs mènent des travaux qui visent à inventer de nouveaux moyens de lutte contre les moustiques qui propagent en Guadeloupe de nombreuses maladies virales, telles que la dengue, le chikungunya ou le zika. Dans ce domaine, des avancées ont été enregistrées ces derniers temps : l’Université des Antilles a mis au point des écrans (filets) anti-moustiques de nouvelle génération, adaptés au climat tropical. L’objectif est de lancer une distribution à grande échelle d’ici deux à trois ans.

De nombreux scientifiques impliqués  

Le groupement de scientifiques se composent de l’ARS Guadeloupe, le Centre Hospitalier de La Basse-Terre Guadeloupe, le CHU de la Guadeloupe, le Cirad – La recherche agronomique pour le développement, l’ INRA Antilles-Guyane, l’Institut Pasteur de la Guadeloupe, Santé publique France, l’ Université des Antilles et de la Guyane et la Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) ainsi que l’Institut technique tropical (IT2).

un chercheur du projet Malin

Un projet collaboratif avant tout

Le projet collaboratif « MALIN » vise à améliorer le contrôle des maladies infectieuses humaines, animales et végétales en Guadeloupe et dans la Caraïbe. Il associe l’ensemble des institutions guadeloupéennes impliquées dans la compréhension, le suivi et le contrôle de ces maladies. « MALIN » s’appuie sur une approche pluridisciplinaire associant microbiologie, épidémiologie, entomologie et socio-économie.

Les objectifs du projet 

  • Améliorer les connaissances, le diagnostic et la surveillance des maladies infectieuses humaines, animales et végétales d’intérêt pour le territoire
  • Élaborer des méthodes de lutte alternatives et durables contre ces maladies
  • Évaluer l’impact économique et social de ces maladies, de leur surveillance et des méthodes de lutte
  • Transférer aux utilisateurs finaux les innovations issues du projet au moyen de formations techniques
  • Former les futurs cadres locaux de la recherche en infectiologie et assurer la formation continue dans des domaines clés (bioinformatique, séquençage, …)

Plus d’information sur le projet « Malin », c’est ici