Sargasse, des mesures pour un ramassage en 48h

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Photo prise à la Désirade

Le lundi 11 juin, Nicolas Hulot et Annick Girardin, en visite officielle en Guadeloupe, ont annoncé une série de mesures pour qu’à terme, le ramassage des sargasses s’effectue en moins de 48h après leur échouage.

Ces nouveaux éléments viendront nourrir le plan sargasse actuel pour permettre aux Antilles de se préparer au même titre que l’on se prépare à la saison cyclonique. La Martinique et l’archipel guadeloupéen devront faire face à des saisons de sargasses avec une série de mesures à mettre en œuvre rapidement.

Mesures structurées en 4 objectifs

  • Mettre en place des solutions de collectes avec l’ensemble des collectivités
    touchées afin d’intervenir en moins de 48h pour éviter la décomposition des algues.
  • Améliorer la détection et le suivi sanitaire des sargasses
    Accélérer la mise en place du réseau de suivi et de prévision des échouages, ainsi
    que le réseau sanitaire de suivi des émanations de gaz liées à la décomposition
    des algues et les risques potentiels sur la santé.
  • Renforcer la recherche, l’innovation et la coopération régionale
    Renforcer la recherche et l’innovation ainsi que la coopération régionale et
    internationale pour apporter des réponses sur la question de l’origine des algues
    ainsi que pour évaluer les bonnes pratiques mises en place par nos principaux
    partenaires.
  • Accompagner les entreprises et les citoyens
    Accompagner les citoyens et les entreprises touchés par les sargasses pour limiter
    les pertes économiques, en lien avec les assureurs qui pourront proposer d’inscrire
    désormais le risque sargasse dans les contrats d’assurance.

Relire notre article : Marie-Galante et Terre-de-Bas en souffrance face aux sargasses

Témoignages des ministres

Les ministres parlent à la presse des mesures

Pour Annick Girardin, « face à des échouages massifs que personne n’avait encore jamais vu. Les moyens sont là et certaines collectivités sont déjà exemplaires dans le ramassage […]. Maintenant nous n’avons plus aucune excuse, ni l’Etat, ni les collectivités, pour faire face aux attentes des Guadeloupéens. »

 

Pour Nicolas Hulot, « nous sommes face à un phénomène exceptionnel par son ampleur, mais qui pourra être amené à se répéter avec le changement climatique. […] Nous avons apporté les moyens, […] afin « qu’on arrive, partout sur le territoire, à ramasser à terme, les sargasses en moins de 48h et puis, nous devons mettre toute notre énergie sur les solutions pour valoriser ces déchets ».

Sur le dossier sargasse l’Etat semble prendre ses responsabilités, mais lors de ce déplacement la question du chlordécone n’a pas été abordée.

 

Source : gouvernement.fr

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