Le gouvernement met en place une consultation participative dans les Outre-mer dans le but de préparer une nouvelle loi d’Égalité réelle. Elle sera présentée au parlement en fin d’année.

Jusqu’au 9 septembre, cette initiative se veut co-construite. Une grande campagne qui concerne 2,7 millions d’ultramarins est ouverte sur internet afin que ces citoyens concernés puissent y contribuer.

Disparités ancrées

L’objectif est de réduire les inégalités afin de donner à la population des Outre-mer la possibilité de jouir pleinement de ses droits comme la population de l’Hexagone. Le Gouvernement souhaite poursuivre ses engagements pris lors du début de sa gouvernance. Combien de fois a-t-on entendu dire que les Antillais étaient français uniquement sur le papier ?

Certains indicateurs permettent de mieux apprécier la comparaison entre la Métropole et la Guadeloupe. Parmi ces derniers on notera : l’inefficacité du réseau de transport ainsi que celui de l’eau, l’éclairage défaillant de certaines communues, le coût extrêmement élevé des produits de nécessités ou encore le chômage chez les jeunes.

Avenir au bout du clique

Cette consultation participative à lieu sur la plateforme : egalite-reelle-outre-mer.fr. Chacun pourra proposer sa vision de « l’égalité réelle » et apporter des propositions pour enrichir le texte de loi. C’est la première fois hors élection que « l’ensemble des concitoyens ultramarins  sont consultés au même moment sur un même sujet ».

Toutes les composantes de la société guadeloupéenne sont invitées à se prononcer sur quatre axes : Définition de l’Égalité réelle Outre-mer, Indicateurs et actions en faveur de l’Égalité réelle Outre-mer, Égalité réelle & moi et enfin Égalité réelle en actions.

Les citoyens qui participeront à cette consultation, souhaitent œuvrer à une loi basée sur leur vision celle-ci devra être comprise des parlementaires dans leur travail. Rappelons que ce dispositif qui se veut expérimentale a pour but « la construction d’un avenir commun ».

Ne serait-il pas plus judicieux de consulter les ultramarins plus régulièrement sur les décisions qui concernent leur avenir, et ainsi, développer une dynamique qui permettra de créer des lois ou des organismes qui leur correspondent ? Nous le savons, la Guadeloupe est dans l’urgence. Nous avons besoin de co-décisions avec les autorités et les concitoyens qui puissent endiguer les problèmes actuels et les prévenir. Les Guadeloupéens sont prêts à être consultés pour cela. Espérons que ce projet ne sera pas une énième chimère.