Dragon Quest Builders : qui est le héros ?

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Sorti en 2016 sur Playstation 4 et Playstation Vita, Dragon Quest Builders de Square Enix a eu droit à sa version Nintendo Switch cet hiver. Présenté comme un croisement inattendu entre le jeu bac à sable Minecraft et le JRPG Dragon Quest, Dragon Quest Builders s’était déjà hissé en tête des ventes dès son premier lancement au Japon. Sans surprise, la version switch caracole aussi dans au top du classement. Intrigués par le succès du dernier né de la série dérivée de la franchise, on a voulu se faire notre propre avis, sans jamais avoir joué à Minecraft (oui, c’est possible).

Au commencement, un très mauvais deal

L’histoire débute sur un coup de génie scénaristique, et nous ramène à la fin du premier Dragon Quest. Le grand méchant Dragonlord, sentant la possibilité d’une défaite, proposait alors un marché au héros et l’invitait à régner à ses côtés en lui promettant la moitié du monde. Deal balayé d’un revers de la main par le principal intéressé, qui choisit plutôt de défaire le mal et de sauver le monde. Dans Dragon Quest Builders, le héros accepte le pacte et se fait bien sûr avoir, condamnant le monde aux ténèbres. C’est donc dans une sorte de dimension alternative où le héros aurait failli à son devoir, que l’intrigue de  Dragon Quest Builders se déroule. Un hommage habile, pour un jeu sorti pour le 30 ème anniversaire de Dragon Quest.

Un bâtisseur pour TOUT reconstruire

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Dans ce monde dévasté et post apocalyptique, « Alefgard », vous vous éveillez au sortir d’un long sommeil, sans souvenir, sous la protection de la déesse Rubiss. Elle vous révèle que vous êtes investi d’un pouvoir – ou plutôt  d’une compétence – que plus personne ne possède : celui de pouvoir créer à partir de matériaux bruts. Vous êtes donc le bâtisseur légendaire, celui qui reconstruira la civilisation et ramènera la lumière dans ce monde où les Hommes qui survivent ont perdu tout espoir. Mais vous n’êtes pas le héros de la légende que tout le monde attend. Vôtre rôle est uniquement de reconstruire la civilisation et de préparer la venue du vrai héros.

Le jeu s’organise en 4 chapitres, chacun vous plongeant dans une nouvelle contrée, où vous devrez survivre, construire une citadelle et y accueillir les êtres à la recherche d’un foyer. Chaque chapitre recèle de recettes à apprendre pour créer de multiples objets, et de matériaux à collecter. L’île de votre citadelle vous permettra d’accéder aux îles alentours, qui sont tout autant de terrains d’exploration et de défis qui vous permettront de ramener la lumière. En tout, vous devrez explorer une douzaine de mondes pour mener à bien votre mission. C’est donc par vos propres moyens que vous accomplirez votre destin : en récoltant des matériaux bruts et en les utilisant pour construire des vêtements, des armes, des outils, du matériel de construction, des artefacts. Au début de chaque nouvelle quêtes, vous commencerez sans rien, avec un inventaire totalement vide, en sous-vêtements, sans autre outil que vos propres mains.

Sauvez les habitants de ces contrées hostiles et ramenez la lumière

Les paysages de Dragon Quest Builders sont essentiellement constitués de cubes, et ne sont pas sans effectivement évoquer l’univers de Minecraft. Vous pourrez presque tout détruire, collecter et exploiter, grâce aux outils que vous créerez. L’accumulation de nouveaux savoirs-faire vous permettra d’aller toujours plus loin en bâtissant des citadelles de plus en plus solides, et des armes de plus en plus performantes. Si les armes et la protection sont des éléments importants du jeu, la nourriture y jouera aussi un rôle à ne pas négliger : en plus de votre jauge de vie, il vous faudra gérer une jauge de faim, qui vide, vous fera perdre des PV jusqu’à épuisement total. Vous pourrez manger ce que vous cueillez, chassez ou pêchez, mais cuisiner vous permettra de concocter des plats rapportant des bonus (défense, attaque etc.).

Il vous faudra aussi combattre des ennemis, aussi bien les monstres et animaux qui vivent dans les îles, que les émissaires du mal envoyés par Lordragon et ses sbires pour vous anéantir vous et vos citadelles. Le système de combat de Dragon Quest Builders est tout à fait basique, presque bourrin : il vous suffit d’appuyer sur une touche pour donner un coup, et de la maintenir avant de la lâcher pour porter une attaque circulaire concentrée, à apprendre au cours des premières heures de jeu. Pour sortir victorieux des combats au corps à corps, il suffit donc d’enchaîner les coups et d’éviter les attaques de vos ennemis. Si les phases de combat restent assez répétitives et manquent de challenge, les affrontements contre les boss nécessiteront davantage de technique, et vous pousseront à utiliser habilement votre armement et vos gadgets. Même si la difficulté n’est pas au rendez-vous, méfiez vous des mêlées : même de simples gloups deviendront dangereux si ils vous attaquent à plusieurs.

Ne pas déranger le roi des Gloups… Mauvaise idée !

Dragon Quest Builders alterne à un bon rythme les phases d’exploration, de construction et de combats. Si vous aimez vous balader et bâtir, vous pourrez aussi vous éterniser autant que vous le voudrez dans l’une de ces phases et perfectionner votre art ou chercher des trésors cachés. Les âmes perdues que vous accueillerez dans votre base, vous guideront dans votre progression et vous aideront à recoller les morceaux de l’histoire. Ils vous soumettront des défis et vous pousseront à construire des objets, armes, ou des pièces sur plan. Grâce aux techniques que vous leur enseignerez, ils pourront cuisiner ou construire des choses pour vous. Certains pourront même vous accompagner en expédition ou vous aider à défendre votre citadelle.

Certains habitants, à défaut de vous aider à combattre, vous apporteront de la nourriture.

Dragon Quest Builders est un jeu au contenu très dense : de nombreuses heures de jeux vous attendent, et si le shéma scénaristique et les objectifs sont tout de même répétitifs : arriver dans une nouvelle contrée, construire une citadelle, explorer les îles alentours, battre les vagues de monstres et le boss, recommencer – chaque niveau apporte son lot de nouvelles recettes, technologies et de nouveaux paysages, et on ne s’ennuie jamais. Les bâtisseurs les plus matérialistes pourront aussi s’acharner à accumuler et à créer les objets et décorations les plus précieuses, et construire de somptueuses citadelles. La sensation de liberté est totale.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes.

Un mode « en ligne » pour faire ce que l’on veut, mais pas de collaboration multijoueur

Parallèlement aux chapitres du mode histoire, Dragon Quest builders propose un mode en ligne dans lequel vous accédez à un monde dans lequel vous pouvez bâtir ce que vous voulez et accueillir des rescapés, dont un smilodon de lait, un animal bien sympathique, qui peut servir de destrier et défaire vos ennemis en sautant dessus.

C’est toujours mieux avec un smilodon de lait !

La partie « en ligne » se résume à la possibilité de partager une parcelle de ce monde avec les autres et d’accueillir leurs créations, un peu comme dans Animal Crossing. Plus vous aurez avancé dans le mode histoire, et plus vous aurez de bonus dans ce mode en ligne. Si la perspective d’avoir un bac à sable géant où on peut faire ce que l’on veut est assez plaisante, il demandera une certaine motivation pour repartir à zéro et y bâtir votre empire, surtout une fois le mode histoire terminé, même si plusieurs heures de jeu en plus sont à la clé.

Source

Voir la bande annonce de Dragon Quest Builders sur Nintendo Switch

APERÇU DE REVUE
Impression générale
Jouabilité
Durée de vie
Design
Difficulté
Scénario
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Souvent accusée de mettre la vie sur pause pour jouer aux jeux vidéo, j'ai trouvé refuge chez Guadeloupe Actu où je peux partager avec vous l'une de mes passions les plus chronophages. A "panem et circenses" je réponds "mango et ludos", l'un des deux devant être, bien sûr, consommé avec modération.