Dominik Coco, dans la Calebasse de Sonis

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Après avoir fait l’ouverture de saison de L’Artchipel à Basse-Terre, Dominik Coco a inauguré le Centre Culturel de Sonis aux Abymes. Une occasion pour présenter son dernier album, « Dans la calebasse de mon île », dans une ambiance intimiste.

Samedi 22 octobre 2016. Centre culturel de Sonis. 20 h. A l’affiche ce soir, Dominik Coco ouvre la saison 2016-2017. Eddy Comper, le nouveau directeur, n’a pas voulu prendre de risque, et a misé sur une valeur sûre du pays. Sans grand tapage médiatique, le concert s’est déroulé à guichet fermé.

En effet, Coco, tout le monde le connait. Petits comme grands, blancs comme noirs. Depuis Volt Face et son inoubliable « Clair obscur », il décide de faire ce qu’il veut et surtout ce qu’il aime. Après « Lakou Zaboka », il s’exporte avec « Lespri kaskod » pour revenir au pays avec « Dans la calebasse de mon île ». Un clin d’œil à Aimé Césaire, où l’artiste fait une introspection du pays Guadeloupe. Un retour aux sources avec du gwo-ka, tanbou guinée, du compas, du reggae et du zouk comme on ne fait plus. Pour réaliser l’album, il s’entoure d’artistes avec qui, il collabore régulièrement (mais n’ont jamais eu le temps de faire quelque chose), notamment, Victor O, Esy Kennenga, Sadik, Jocelyne Béroard, Joel Jacoulé, Didier Juste, Georges Décimus, Babass, Fred Deshaies, Toni Lodin, Jacques-Marie Basse, Stéphane Castry sans oublier l’ingénieur du son d’envergure mondiale Thyeks.  Cette fois-ci, ils l’ont fait.

Dominik Coco, dans la Calebasse de Sonis

Même si les radios, ont du mal à adhérer à la méthode Coco, le public est fidèle et le soutient dans toutes ses actions. Le clip « Zonzon » a convaincu une petite fille de 5 ans, qui est monté sur scène pour la première fois pour un duo. Sans aucun doute, Dominik Coco est intergénérationnel et prône le partage en offrant des fruits et légumes pays au public sur un air de « Lanmou ki adan sa ». Une façon de dire aux gens de consommer local.

Originaire de la commune de Sainte-Anne, Coco s’est entouré de musiciens guadeloupéens et martiniquais, pour proposer une musique caribéenne, comme lui a si bien montré montré son grand frère de scène, Jeff Joseph, dont un hommage est devenu un rituel.

L’amour, le respect des anciens, la non violence, le partage, la transmission, l’espoir… voici comment Dominik Coco souhaiterait voir la Guadeloupe évoluer et progresser dans …sa calebasse.